Blanck Mass : Dumb Flesh un album transhumaniste


Le 16 Mars dernier, on se réveille avec une surprise : une nouvelle production de Blanck Mass. Ce nom obscur ne vous dira peut-être rien. La musique de l’artiste solo qui se cache derrière a pourtant été entendue par un bon milliard de personnes. C’était le 27 Juillet 2012 : ce soir-là, le titre Sundowner était pas à la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques de Londres. On ignore ce que Pierre de Coubertin en aurait pensé.

Un parcours apocalyptique

John Power s’est lancé dans le milieu en 2004, date de la formation de Fuck Buttons à Bristol. Si le premier albu du duo se fait remarquer, c’est surtout le deuxième, Tarot Sport, produit par Andrew Weatherall, qui leur permet de décoller. Sur cette lancée, Power monte son projet parallèle Blanck Mass et sort un premier disque en 2011 : très ambiant, moins nerveux que d’habitude, et pour tout dire pas terrible.

Après un second interlude en duo avec Fuck Buttons, il revient de nouveau en solo sous le pseudonyme Blanck Mass pour l’album Dumb Flesh. Une fois le disque lancé, c’est parti pour huit morceaux instrumentaux dont le plus long flirte avec les 10 minutes (vous pouvez l’écouter juste au-dessus). A quoi ça ressemble ? Il y a un côté Aphex Twin, ou encore Dan Deacon pour les connaisseurs. Moins psychédélique et planant que Fuck Buttons, Blanck Mass va droit au but : les meilleurs titres Cruel Sport et Double Cross, vous déchiquètent direct. Un agréable supplice dans un délire transhumaniste, qui veut démontrer la fragilité du corps humain.

Nous sommes à la merci de notre héritage génétique tous les jours. Peu importe notre intelligence comparée à d’autres formes de vie, nous sommes faits de mêmes blocs et les choses peuvent aller très mal.

Categories

+ There are no comments

Add yours