Californication une série rock’n roll sauce Carpe Diem


La série Californication s’est achevée à sa septième saison en juin dernier. Le sujet de base est très accrocheur : Hank Moody, un écrivain tourmenté et sex-symbol, se trouve plongé dans la ville de tous les pêchés : Los Angeles, où il n’arrive plus à écrire une seule ligne (un comble). Le titre, inspiré du morceau des Red Hot Chili Peppers, en dit déjà long sur son contenu. Californication, c’est le symbole d’un certain mode de vie à l’occidental : le jeunisme, l’apogée du Carpe Diem et de la recherche effrénée du bonheur.

Cette conception s’est forgée dans les travées d’Hollywood. Il est admis depuis longtemps que la puissance d’influence du cinéma a depuis longtemps dépassé celle des livres : la Californie est une sorte de précurseur du reste de l’Occident. Californication nous plonge dans cet univers fermé où le sexe, la drogue et l’argent sont partout. Un hédonisme assumé entièrement par Hank Moody qui enchaîne les conquêtes à la vitesse de l’éclair, tout en regrettant continuellement une seule chose : ne pas réussir à former une famille équilibrée avec Karen et sa fille Becca. Il souffre de ses contradictions devant nous et finit par se dégoûter de lui-même. En parlant des personnages secondaires, la plupart sont excellents comme ce fameux Charlie et sa femme Marcy.

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Californication charlie hank marcy

Rock’n roll attitude

Je ne vais pas rentrer dans le débat sur la pertinence de ce modèle de la jouissance extrême à tous les niveaux et de ses conséquences, des auteurs et philosophes très compétents en discutent actuellement avec véhémence. Car, Californication s’est surtout le moyen de passer un bon moment détente, en s’amusant des frasques de Hank Moody, toujours embarqué dans des histoires improbables.

C’est également l’occasion de parcourir des lieux cultes de Los Angeles, sorte de capitale de la culture mondialisée. En parlant de cultures, les références à l’univers musical rock sont légions : SoundGarden, Slayer (les titres de leurs morceaux ont servi de titres aux livres de Moody), Queen, Black Flag, etc. Mais aussi à un certain mode de vie underground, en puisant de l’inspiration dans le LA typique des années 70 incarné par Venice Beach et Santa Monica ou les allusions à l’écrivain Charles Bukowski. Rien que pour cela, Californication vaut largement le détour, même si la série a eu tendance à s’essouffler sur la fin.

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