Des centaines de milliers d’oeuvres d’art à télécharger gratuitement


Les amateurs d’oeuvres d’art vont être ravis. De nombreuses institutions mettent désormais leur collection en consultation ou téléchargement libre sur internet. Une vraie aubaine pour les artistes en quête d’inspiration ou les amateurs d’art qui ne peuvent pas se rendre directement dans les musées ou les galeries.

L’art asiatique avec Freer and Sackler

C’est par exemple le cas de Freer and Sackler, qui nous propose des aquarelles iraniennes du 16ème siècle, des dessins à l’encre de Chine ou des élément de design Tibétains. Un petit tour d’Asie qui nous permet de mieux découvrir l’art de ce continent souvent méconnu en Europe, comme l’explique Julian Raby, le directeur de Freer and Sackler :

« Nous nous efforçons de promouvoir l’amour et l’étude de l’art asiatique, et la meilleure façon dont nous pouvons le faire est de libérer nos ressources pour l’inspiration, l’appréciation, l’étude académique, et la création artistique. »

Freer and Sackler oeuvres d'art

Vous pouvez parcourir cette collection de plus de 40 000 oeuvres grâce à de nombreuses fonctions de tri (nom, date, lieux, etc.). Provenant très majoritairement d’Asie comme on l’a vu, la collection regorge aussi de quelques pièces américaines du 19ème siècle. Cette initiative numérique a été suivie par de nombreux musées.

La collection du MET, de la National Gallery of Art : la transition numérique des musées

Le célèbre Metropolitan Museum of Art de New-York avait également fait le buzz en mettant à disposition des internautes plus de 400 000 oeuvres d’art en haute résolution dont des Picasso, Degas, Van Gogh ou encore des Monnet qui sont majoritairement passées dans le domaine public. Cette base de données peut être utilisée pour des  utilisations personnelles, comme affiché un tableau chez-soi, mais pas à des fins commerciales.

MET Boticelli

Cette numérisation de l’art est commune à de nombreux musées à la renommée internationale, dont les 35 000 peintures de la National Gallery of Art ou bien les archives du Getty Museum, qui propose des documents divers et variés.

L’art « traditionnel » est-il réellement plus facile d’accès ?

Ces innovations soulignent aussi l’importance d’un autre phénomène : la préservation du patrimoine artistique par le numérique, en plus de permettre sa diffusion à un bien plus grand nombre de personnes. Même si on peut s’interroger sur la performance réelle de ces services auprès des gens en-dehors des amateurs d’art et des artistes, car ils sont très éparpillés et peu connus du grand public en ce qui concerne les oeuvres anciennes, modernes et même contemporaines.

Le Google Art Project apparaît plus central et universel, même s’il se concentre davantage sur la visualisation des oeuvres en ligne. Là-encore, on ne peut pas trop distinguer de leader, l’art que l’on voit dans les musées reste encore très ancré dans les circuits traditionnels comme on l’a avait déjà expliqué pour la vente d’oeuvres avec Artsy.

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