Critique de P.D.R.G le nouvel album de Rohff


Les fans l’attendaient depuis 3 ans, le nouvel album P.D.R.G de Rohff est enfin dans les bacs depuis environ une semaine. Le rappeur a réussi à bien faire monter la sauce en lâchant quelques sons comme Dounia ou K-Sos Music sur Youtube depuis quelques mois. Mais c’est surtout le clash avec Booba et le fameux « Wesh Zoulette » (10 millions de vues) qui lui ont permis de se refaire une notoriété de premier plan en peu de temps. Cependant, rassurez-vous nous n’allons absolument pas centrer notre critique autour de cet épiphénomène (mot qui fait pas trop street d’ailleurs).

Un style unique

Quand on parle de Rohff, c’est un peu comme quand on se confronte à Kery James : ils n’ont rien à voir avec les autres. D’une part, par leur flow caractéristique. Celui de Rohff, lui a permis de traverser les époques en s’adaptant à toutes les nouvelles tendances musicales. Le style du rappeur, c’est également un profond attachement la rue, la vraie, c’est à dire sans toutes les exagérations qui accompagnent généralement les paroles de la concurrence. Ce n’est pas une critique avec les autres, juste une constatation.

Dans P.D.R.G, il y a également une place prépondérante à accordée à la foi religieuse. Avec tout le cortège d’intégrité, de vertus qu’elle apporte. Cela se ressent dans certains sons, dans d’autres moins… Mais on sent que Rohff penche en permanence entre le bien et le mal. Une sorte de volonté de faire de la prévention envers les jeunes générations comme il l’avait déjà montré dans « Qui est l’exemple ? » il y a quelques années, et surtout avec « Dounia ». A côté de cela, « King » ou « PDRG » versent carrément dans l’égo trip.

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Une bonne qualité générale mais…

Au niveau du fond de l’album en lui-même, il est encore trop tôt pour savoir si des morceaux deviendront des classiques. Malgré tout, on peut déjà noter la bonne qualité des beats en général, grâce à la collaboration de nombreux DJs reconnus sur la capitale comme Verbal Kint ou Koudjo. Le rythme ne baisse jamais tout au long de l’album et P.D.R.G reste très cohérent dans sa structure générale.

Les paroles de Rohff sont dans la tradition de ce qu’il réalisait auparavant et du rap français en général. Il adhère moins à mode autotune, contrairement à d’autres qui peuvent en abuser. Le vocabulaire est souvent recherché et les punchlines bien trouvés, par exemple « J’ai assez de flow pour tenir jusqu’à l’infini » en référence à sa résistance dans le milieu.

Néanmoins, certains pourraient trouver l’album un peu fade, avec une bonne qualité générale mais peu de morceaux qui se démarquent vraiment du lot et mettent une bonne claque dans la gueule. Pour ma part, j’ai eu un petit coup de coeur pour « Futurs amis » et « Dounia ». Pour finir, il est important de souligner que l’album propose 26 tracks soit un très bon rapport qualité/prix.

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