G-Eazy s’affirme avec These Things Happen


Dans le sillage de Macklemore, G-Eazy tente de tracer sa route dans le monde du hip-hop en séduisant un public plus large que ses confrères. Il est un peu l’élément marginal du rap, celui des classes moyennes, ce qu’il assume totalement comme le montre la pochette de These Things Happen. Cela illustre aussi l’audience toujours plus importante de la culture hip-hop dans nos sociétés, toutes classes sociales confondues.

Il est très intéressant de voir comment G-Eazy a percé, et comment de nombreux autres artistes passent désormais uniquement par cette voie. Toute sa réputation s’est basée sur les réseaux sociaux, sur Youtube et la blogosphère. On peut passer pour un naïf en disant ça aujourd’hui, mais il faut se rappeler que les musiciens accédant à la célébrité par internet se comptaient encore sur les doigts de la main il y a quelques années. Pour vous faire une première idée du style de G-Eazy, le clip Tumblr Girls l’illustre assez bien : sujets légers et  jolies filles, plus une dégaine de crooner à la Elvis (auquel Billboard le compare). On le qualifie également de « nouveau Eminem », à voir sur la durée tout de même…

Son d’ambiance

G-Eazy parle surtout de la confrontation avec son nouveau mode de vie (et des filles) dans These Things Happen. La célébrité arrive désormais tellement vite sur les « artistes internet » qu’on peut imaginer le choc produit. Même si G-Eazy est parfois capable de fulgurances comme sur le morceau « Downtown Love », le sujet tourne rapidement en rond et on repassera plus tard pour l’originalité lyricale de l’ensemble.

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On est en face d’un trait caractéristique du hi-hop actuel : on ne cherche plus à produire un texte cohérent, mais une sorte de son d’ambiance avec un beat très travaillé et la punchline qui va bien. Ce n’est pas une critique, simplement un constat. D’ailleurs, These Things Happen se laisse très bien écouter, il remplit son contrat, notamment grâce à la qualité indéniable de ses beats. On ressent très fortement l’influence de Drake et de son nouveau style introduit par l’album Nothing Was Same, tel que sur le titre I Mean It en feat avec Remo. Bref, pas de prise de tête.

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