Google offre de nouvelles perspectives au monde l’art


Google est décidément de plus en plus tentaculaire, s’immisçant dans tous les secteurs du numérique : la recherche, la vidéo, la musique, l’analyse de données, les systèmes d’exploitation, la messagerie, la presse, les réseaux sociaux, les livres et plus récemment le monde de l’art. L’entreprise entend bien y apporter de nouvelles perspectives.

En effet, Google a décidé de s’intéresser de plus près à ce secteur encore fortement ancré dans les circuits traditionnels, même si de nouveaux acteurs tels que Artsy commencent à se faire connaître. L’art ne représente encore qu’une goutte d’eau pour le mastodonte américain dont le chiffre d’affaires s’est élevé à 66 milliards de dollars en 2014 en hausse de 19%, mais cette situation pourrait rapidement évoluer…

La plus-value Google

Comme pour tous ses domaines d’activité, Google entend apporter une plus-value technologique réelle à l’art afin de développer ses services. C’est la patte Google : fournir un service unique centralisant une masse énorme de contenus, c’est le règne de « la technologie au service de la visibilité » selon Nathalie Marchal. Une affirmation se traduisant dans les chiffres des derniers projets de la firme : plus de 57 000 oeuvres d’art déjà disponibles en ligne, 93 musées partenaires ou encore plus de 400 partenariats stratégiques divers centralisés autour d’une seule structure.

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Google Cultural Institute

Le Google Cultural Institute

L’objectif officiel du Google Cultural Institute est de rendre la culture accessible à tous, n’importe où dans le monde. Au sein de cet institut lancé en 2011, on trouve notamment le Art Project qui présente des images en haute qualité d’oeuvres d’art provenant de musées de plus de 40 pays ainsi que des visites virtuelles en 3D via Street View. L’Art Project met également en avant des « Art Talk », comme celui-ci avec des responsables de la National Gallery de Londres.

Sa force ne réside pas dans l’affichage bête et méchant d’images, mais dans le fait de pouvoir présenter de véritables expositions. Prenons l’exemple de cette expo sur Louis XIV : grâce à un carrousel très ergonomique, on découvre progressivement du texte, des images et des vidéos. Toute une palette de médias qui renforcent l’immersion et l’engagement du visiteur.

Augmenter l’audience et préserver le patrimoine

Pour les utilisateurs, c’est une manière d’accéder plus facilement au contenu culturel tandis que les institutions peuvent élargir leur audience, tout en assurant la préservation de leur patrimoine par la numérisation. En effet, la préservation de l’histoire et de l’héritage artistique est la mission primordiale de ces organisations, qui trouvent dans le Google Cultural Institute un moyen économique d’y parvenir à l’ère du numérique.

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Google le fait également de manière plus large via World Wonders, projet permettant de découvrir les grands sites mondiaux grâce à la technologie Street View. Cette plateforme a donc toutes les cartes en main pour séduire les institutions culturelles en quête de relais de croissance, notamment en France avec la baisse des dotations publiques.

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