Invader : l’envahisseur urbain fait une pause au musée – From the Street #06


Ses aliens tirés de Space Invaders et ses icônes de la pop culture en carrelage ou mosaïque envahissent les villes depuis de nombreuses années. Son nom ? Invader. Il n’avait pas exposé officiellement en France depuis 2011 et a choisi un lieu où nous ne l’attendions pas pour son retour. Pas de musée branché ou de galerie, mais le Musée en herbe à Paris avec l’exposition « Hello My Games Is… » pour rencontrer la jeune génération jusqu’au 3 septembre 2017. 

Ce musée a la particularité d’être pensé spécialement pour les plus jeunes dans l’organisation de ses installations. C’est à dire à 1 mètre 30 du sol. L’artiste a passé plus d’un an à concevoir les 4 salles qui lui sont dédiées. Dans la première, des bornes d’arcades permettent un véritable retour en arrière sur Pacman, Pong et Tetris. Malheureusement, le jeu Space Invaders n’est pas disponible faute d’accord avec l’ayant droit Taito. Un défaut rapidement oublié dans les salles suivantes où l’on découvre ses méthodes de travail – notamment qu’il crayonne énormément sur papier – ou sa réflexion autour des Rubik’s Cube à travers un éclairage spécifique. Les visiteurs peuvent même construire leur propre personnage à l’aide d’un grand tableau magnétique quadrillé.

« J’ai un petit peu hésité avant d’accepter de faire cette exposition car cela pouvait sembler risqué, mais j’ai trouvé l’idée inattendue et je me suis pris au jeu. Étrangement, j’ai trouvé cela assez underground ».

Invader Hello My Game Is

Les adultes évoluent à quatre pattes pour profiter des bornes d’arcade

Cette exposition vaut le détour, car l’artiste n’avait encore jamais dévoilé autant son processus créatif. On le voit même filmé en plein travail dans son atelier. « Hello My Game Is… » est une exposition ouverte à tous. Les plus jeunes plongent dans un univers rétro toujours actuel pour une première initiation à l’art contemporain tandis que les plus âgés redécouvrent les années 80.

La méthode Invader

La plupart des grandes métropoles urbaines se sont déjà faites envahir par ses réalisations. En effet, l’artiste ne demande par l’accord des possédants des murs et appelle donc l’installation de ses oeuvres « l’invasion ». Celles-ci sont en mosaïque ou en carrelage, des matériaux particulièrement adaptés au street art grâce à leur grande résistance, leur pose facile et du fait que les couleurs ne s’altèrent pas avec le temps. C’est également une manière visuelle de représenter un pixel. S’il se consacrait uniquement à Space Invaders au début de sa carrière, son répertoire s’est rapidement étendu à d’autres univers : Pacman, Super Mario, la Panthère Rose, Star Wars, Dragon Ball…

Invader Hello My Game Is

Il préfère généralement envahir les endroits les plus fréquentés de la ville pour exposer au plus grand nombre, car tous les habitants n’ont pas accès aux galeries et aux musées. Enfin, chaque Invader est indexé dans une base de données : date, position, points attribués et deux photographies (un gros plan et un plan large). Pour finir, voici quelques unes de réalisations pêle-mêle, n’hésitez pas à aller faire un tour sur son site internet !

Invader Hello My Game Is

Invader Hello My Game Is

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Invader Hello My Game Is

1 comment

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  1. Sophie

    Une expo d’Invader peut paraître étonnante car le principe a toujours été de découvrir ces assemblages de carrelage partout dans le monde… L’espace est devenu plus petit ! Mais en même temps, quel plaisir de pouvoir redécouvrir toutes les variantes et tous les lieux !

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