Jeux vidéo : les premiers hits de l’année


TOMB RAIDER

Dans ce nouvel opus graphiquement impeccable, le joueur découvre la pimpante Lara, partie avec une expédition scientifique qui s’échoue sur un archipel… tout sauf inhabité. Ce scénario minimaliste sert de proposition à un véritable rituel initiatique pour l’icône féminine vidéo ludique, présentée ici comme un personnage fragile, pour finalement devenir le roc que l’on connaît.

Certes, les fondateurs de Crystal Dynamics nous font douter plus d’une fois de la crédibilité des multiples infortunes frappant l’héroïne, tant les chocs physiques à répétition et les épreuves psychiques sont nombreuses. Mais cette énumération de catastrophes se dérobe peu à peu pour laisser place à un jeu au schéma presque digne d’Uncharted, en escamotant la multiplication de clins d’oeil aux vieux épisodes…

Le gameplay s’écarte entièrement des origines de la saga. Ici, ce sont les phases musclées qui dominent, supposées explorer la psyché de Lara. Mais ce grand spectacle, édité par Square Enix, rend finalement la part agréable aux combats, notamment grâce à un bon équilibre entre la pléthore armes. La mise en scène se veut également hardie, multipliant les points de vue afin d’enrichir le mode de jeu. Mais l’attrait fondamental reste toutefois dans cette exploration de niveaux infinis, notamment des caveaux, partie facultative de l’intrigue, pourtant des plus captivantes. Retour réussi pour Lara.

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DEAD SPACE 3

Dans le type survival horror Dead Space s’est imposé dès le premier opus comme l’une des références en la matière ; peur et grands espaces étaient les maîtres mots de la série.

Conçue par Visceral Games et éditée par Electronic Arts, cette troisième entreprise rajoute encore dans le spectaculaire, usant et abusant à répétition de hordes de monstres et autres « nécromorphes ». Et, pour la première fois dans le jeu, des colonnes d’humains, tous régulièrement en surnombre, se retrouvent aussi face au joueur.

Parmi les autres innovations, la possibilité de concevoir ses armes sur mesure ou encore un mode coopératif à deux inédits viennent ajouter à l’intérêt d’un jeu qui n’en manquait déjà pas. C’est donc avec grand bonheur que l’on retrouve Isaac Clarke parachuté dans le froid et la neige de la planète Tau Volantis et toujours prêt pour une nouvelle campagne de « démembrement ».

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THE CAVE

Avec The Cave, le précurseur Ron Gilbert revient aux sources du jeu vidéo d’aventures. Edité par Sega, The Cave est un assortiment harmonieux de titres à réussite comme Maniac Mansion ou Monkey Island. Pour progresser dans cette authentique caverne d’Ali Baba, il s’agit d’accomplir des enchaînements d’actions souvent burlesques : attirer un monstre avec un hot-dog pour briser un pont en roche, jouer avec le temps pour dégager une porte… Et si les arcanes sont souvent retors, la mécanique de jeu est, quant à elle, épurée.

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The Cave est également un jeu dissociable, où les briques de gameplay sont soigneusement tordues dans tous les sens au fil des parties. Le joueur ne peut incontestablement pas faire l’économie de passages obligatoires, mais certaines étapes ne sont prévues qu’aux personnages qu’il a choisis, dans un panel de sept héros. Pour ce nouveau jeu, Ron Gilbert a aussi su développer un ton doux-amer, divulguant peu à peu les personnages sous un jour plus sombre.

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