Journée sans fin à Tel-Aviv


Après une rapide sieste, je me rends à la croisée de l’avenue Dizengoff et Frishman. Selon le routard, y’a un resto pas cher hyper propre. (Comprenez « cool »). Pas de souci pour trouver grâce à mon investissement intelligent dans une carte sim à l’aéroport. Je crois que je me suis fait un peu entuber car j’ai appels illimités et tout alors que seul internet me sert (pour le GPS). En effet, mon nombre d’amis ayant une carte sim israélienne s’élève à zéro… Le tout pour la modique somme de 220 shekels. Faites la conversion, c’est dans les 50 euros.

En fait, le principal souci quand vous ne comprenez pas une langue c’est que vous avez toujours l’impression de vous faire avoir. Bon, après en général les Israéliens parlent bien anglais. Au final, piégé par l’hébreu (Google map ne pouvait plus m’aider là), je commande au mauvais resto. Il s’avère que celui dans lequel je suis finalement entré est tenu par des salauds. Pas polis du tout et oubliant même ma commande. Le resto rapide s’éternise. C’est le genre de truc qui démoralise dès le début d’un voyage. Je compte bien me rattraper en allant au Tel-Aviv Museum of Art cet aprem. Apparemment il est ouf. Une fois arrivé après 45min de marche, on me dit qu’il est fermé le dimanche. Alors là je comprends plus rien. Il est ouvert le samedi alors que c’est shabbat mais fermé le dimanche…

Bon, je garde mon flegme (Ils avaient un molosse pas hyper avenant dans le coin aussi. Il me faisait penser à celui du paintball qui m’avait attaqué lors de la désinté du GIGrennes),  je décide finalement d’aller prendre une petite bière à la plage au lieu d’entrer en confrontation avec le gentil toutou. Ma meilleure décision de la journée clairement. Avec mon pote déprimé de l’avion on est allé au « La la Land » un bar qui empiète très largement sur la plage avec des fauteuils hyper confortables. Une petite blanche pour se désaltérer je retrouvai mes repères. Cet endroit était paradisiaque, vraiment. Ça nous a requinqué !

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La La Land Tel Aviv

Cette journée ne voulant pas se terminer, on quitte le bar. Le serveur qui parle français nous rattrape. Il est un peu gêné. En fait, il nous explique que les serveurs sont payés exclusivement aux pourboires. Évidemment on a oublié d’en laisser un. Il doit correspondre a environ 10% du total selon le routard je crois. On lui laisse 10 shekels, il a l’air content.

Retourné à l’auberge je rencontre un chilien vraiment bluffant qui répond au nom de Max. Le type a du faire plus de la moitié des pays du monde. Asie, Afrique, Europe, Amérique, il a tout fait. Il est hyper ouvert. Il finance ses voyages grâce à un taf’ intensif dans son cabinet de dentiste et de chirurgie esthétique au chili (ça a pas l’air d’avoir grand rapport mais bon il a pas l’air de me baratiner). Il a 24 ans et a commencé ses études de médecine à 14 ans. Du coup ce type, c’est une machine quoi. Il a l’habitude de se faire des connaissances en voyage et ça se voit !

Il est 19h30, l’heure parfaite pour aller se baigner tous les deux. On croise au passage des gens qui parlent français. C’est impressionnant. Je vais au Moyen-Orient, et il faut encore que je tombe sur une ville où la langue la plus parlée sur la plage est le Français. D’après Laurent, un des mecs qui dort dans la même chambre que moi à l’auberge, 60% des immeubles surplombant les plages de Tel-Aviv appartiendraient à des Français. Ça me parait un peu exagéré mais bon il connait mieux son sujet que moi hein! On se baigne sous le coucher du soleil avec Max, c’est un super moment. Des beaux rouleaux déferlent. La guerre semble bien loin à Tel-Aviv. Les gens sont hilares sur la plage.

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Je discute avec Laurent en rentrant qui m’explique qu’une de ses amies fait son alyah (juifs immigrant définitivement en israël) à 24 ans. Je ne comprends pas vraiment. Elle a vécu toute sa vie à Paris. Et d’un coup hop, elle décide de partir s’installer ici. Elle était à Paris depuis son enfance, ne parle pas hébreu. Laurent lui même juif (mais juif posey, basique) m’explique qu’à partir d’un certain seuil, pour certains la judéité devient une composante principale de l’identité de la personne. Celle ci se sent alors obligée de retourner en Eretz Israël, la terre sacrée. Je ne sais pas trop quoi dire. Je suis un peu sur le cul. Mais après tout, ce ne sont pas mes affaires et son amie fait ce qu’elle veut évidemment.

Je vais au resto avec Max. Demain, je file à Bethléem!

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