L’éducation numérique va passer à la vitesse supérieure


Les plateformes éducatives numériques font face à un grave problème: les taux de réussites aux programmes sont bas. En 2015, une nouvelle génération de professeurs et d’étudiants vont néanmoins entrer dans une nouvelle ère de la quête du savoir.

Les plateformes éducatives en ligne ou MOOC permettent à tous ceux possédant une connexion internet de suivre des centaines de cours proposés par certaines des meilleures universités au monde. Leur but est de fournir des formations de grande qualité au plus grand nombre et pour un prix raisonnable, pour ceux qui le désirent vraiment.  En réalité, les étudiants de ces MOOCs terminent rarement leurs « études ». Mais les innovations offline qui devraient arriver en 2015 vont certainement permettre à cet objectif de devenir réalité.

Il y a d’ores et déjà des dizaines de millions d’étudiants inscrits à ces cours, avec un taux de réussite de l’ordre de 5 à 10%. Les solutions créatives comme les quizz ou les systèmes de badges introduits dans le MOOC de Stanford n’ont pas eu les résultats escomptés selon le professeur Sebastian Thrun, en charge du programme.

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Les innovations se feront hors-ligne

La solution se trouve certainement dans la vie réelle. Coursera, leader du marché, a déjà lancé une douzaine de hubs physiques dans de grandes métropoles autour du globe afin d’assurer un réel suivi des étudiants, en complément de leur apprentissage sur internet. Ils peuvent se retrouver pour discuter des cours ou travailler en groupe pour leurs examens. Le taux de réussite dépasse alors les 30%.

C’est en quelque sorte un retour aux bonnes vieilles méthodes: il faut réussir à produire de l’entraide et de la motivation pour les étudiants. Même si l’apprentissage en ligne reste bien entendu central. Pour cette nouvelle méthode éducative, le « professeur » du hub est plus vu comme un coach, pour permettre aux étudiants d’atteindre leur but en identifiant leurs points forts et en facilitant le travail collectif.

Une révolution du modèle éducatif

mooc education numériqueIsraël est à la pointe de nouveau mouvement grâce à un programme spécifique du ministère de l’éducation. 15 groupes d’étudiants du pays suivent les MOOCs de l’Australian Open University’s en astronomie et de la Georgia Institute of Technology’s spécialisée dans les robots. Ils utilisent à la même technique que Coursera, tout en bénéficiant de véritables professeurs du ministère qui facilitent également les traductions des programmes en hébreux. Les résultats sont très impressionnants : 83% de taux de réussite. Une aubaine pour former les futurs ingénieurs de demain avec des moyens réduits par rapport à une école classique.

A terme, on peut imaginer que les programmes et les cours ne seront établis que par un nombre très restreint d’universités, triés pour leur excellence tandis que les autres structures seront chargées d’un rôle d’accompagnateur et de conseil. Si ce monde peut paraître idyllique il faut aussi voir le revers de la médaille : moins de concurrence tirant la qualité des programmes vers le bas ou encore une uniformisation de la pensée à cause de la centralisation de la production des savoirs.

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