Vera Röhm se fait rencontrer le naturel et l’industriel

Depuis plusieurs dizaine d’années, l’artiste allemande Vera Röhm délivre des innovations sculpturales, se faisant rencontrer matière industrielle et naturelle. Une pionnière de l’art minimal. 

Si Vera Röhm a longtemps utilisé le métal et la pierre en complément du plexiglas, elle privilégie désormais le bois depuis les années 70. Dans cette série qu’elle nomme « Ergänzung », des piliers de bois sont cassés, puis un moulage en plexiglas est réalisé sur cette cassure afin d’épouser la forme de l’élément naturel. Cet art minimaliste met en scène l’acte de déconstruction et de construction ainsi que la coexistence entre des éléments différents.

Vues d’œuvres de Vera Röhm sur le stand de la galerie ©gimpel & muller

Elle vient récemment de livrer une nouvelle oeuvre, monumentale cette fois, à la Fondation Vasarelly d’Aix-en-Provence où elle revient au métal (ici l’acier). Cette oeuvre s’inscrit dans le cadre de l’événement Marseille-Provence 2018 qui est un événement culturel à l’échelle de toute la métropole : 500 organisations sont impliquées pour produire 170 événements.

Rythmus 800, 2018, 25 stèles, aluminium anodisé et plexiglas, hauteur 8 m chaque ©Anne Fourès

Ergänzung, Auflage 15/24, Ulmenholz, Plexiglas, signiert, 2002, 58,5 x 2,5 x 2,5 cm, Grundplatte Stahl, 1 x 13 x 13 cm

Doppel-Ergänzung, 1979, bois d’épicéa, plexiglas, base en métal, pièce unique, 210 x 23 x 11,5 cm ©Vera Röhm

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