Vince Staples – Hell Can Wait


Le rap West Coast a connu un renouveau dans le sillage de Kendrick Lamar, puis grâce aux albums de Schoolboy, YG, DJ Mustard qui ont apporté une nouvelle intensité au genre et remplissent de nouveau les salles. Ces artistes commencent à se diversifier comme on a pu le voir avec nouveau morceau « i » de Kendrick Lamar avec des tonalités pop ou l’album « mystique » de Ab-Soul.

Quant à Vince Staples, il est bien loin de proposer de la pop dans son nouvel Ep « Hell Can Wait » avec un travail nerveux et expressif, rempli de métaphores et empreint d’un cynisme très sombre. L’homme de Long Beach préfère se voir comme un éternel pessimiste et un stressé. Hell can wait est sa manière de dire que la vie n’est là que pour tricher avec la mort. C’est pas la joie. Mais il apporte un autre type de renouveau.

Un Hip-Hop revendicatif

Ce côté sombre peut apparaître exaspérant, mais il parle de sa réalité : la dureté de la rue, le manque d’emplois alors que tout le monde parle d’une économie américaine en croissance, et qui semble encore exclure bon nombre de gens. Vince Staples signe ainsi le retour du rap conscient alors que ses confrères semblent se complaire infiniment dans une sorte d’egotrip malsain qui commence à lasser, même s’il fait preuve de contradiction en restant parfois dans ce genre, notamment dans ses clips.

A lire aussi :  Flume et Chet Faker : une collaboration, un EP

Vince Staples proteste contre l’utilisation excessive de la force par la police de Los Angeles, la LAPD, dans le titre « Hands Up ». Mais il critique également la violence des gangs qui font plus de torts à la communauté noire que de bien avec son cortège de morts. Des revendications très rares dans le milieu du Hip-Hop américain qui nous font espérer que Vince Staples rencontrera le succès qu’il mérite avec son nouveau label Def Jam. Vous pouvez écouter l’EP « Hell Can Wait en intégralité :

Categories

+ There are no comments

Add yours