Artsy : le marché de l’art à l’ère du numérique


La start-up new-yorkaise Artsy veut donner une nouvelle impulsion au marché de l’art en popularisant les ventes en ligne dans un secteur encore très majoritairement relié aux circuits traditionnels. En effet, l’art reste un marché « old school » marqué par des relations directes avec les clients via des galeries d’art, des collectionneurs, etc.

Artsy n’a pas tenté de briser ces codes comme l’explique l’Observatoire de l’Art Contemporain en nouant des partenariats avec de nombreuses foires internationales et galeries. Ce qui lui a permis d’afficher un catalogue impressionnant avec une large fourchette de prix allant de 100 à 1 million de dollars pour les oeuvres les plus cotées.

Une croissance exponentielle

Artsy a appuyé son développement sur des levées de fonds successives, la dernière en date s’élevant à 25,9 millions de dollars. Aujourd’hui, la start-up new-yorkaise compte plus de 90 salariées et une base de données recensant plus de 230 000 oeuvres d’art, dont environ 60% sont en vente. Au niveau des galeries, plus de 2500 ont déjà noué des partenariats avec Artsy pour relayer leur catalogue. Plus récemment, des fondations et des musées ont fait appel à ses services, dont les célèbres musées Guggenheim.

artsy

Le site s’appuie sur un modèle économique puissant : un système d’abonnement payé par les galeries, musées et fondations pour être présent sur Artsy. En somme, de la bonne vieille visibilité web qui permet de dégager des sommes importantes de manière récurrente et a remplacé l’ancien système de commission sur les ventes. L’Observatoire de l’Art Contemporain parle d’un chiffre d’affaire minimum de 1 million de dollars par mois, une belle somme qui place Artsy loin devant ses concurrents.

Le Art Genome Project

La plateforme s’appuie aussi sur un puissant algorithme : le Art Genome Project. Celui-ci permet de lier des oeuvres ou artistes entre eux afin d’affiner les contenus proposés aux utilisateurs, en adéquation avec leurs goûts. L’objectif est aussi de faire découvrir de artistes ou designers (car Artsy s’intéresse également aux objets design depuis peu) de manière ludique, et d’intéresser in fine le plus grand nombre. Bref, Artsy souhaite faire ce que Netflix réalise actuellement pour les films et séries.

Artsy est donc très bien positionné pour faire passé le marché de l’art à l’ère du numérique dans un futur proche. Tout reste néanmoins à faire quand on sait que le digital représente 1,57 milliards sur un total de 66 milliards de dollars dans le monde.

Categories
Tags

+ There are no comments

Add yours