ash scala paris

« aSH », va-et-vient entre la vie et la mort

Dernier opus de la trilogie des portraits de femmes après Questcequetudeviens? en 2008 et Plexus en 2012, aSH a été salué lors du dernier Festival Montpellier Danse. Shantala Shivakingappa, danseuse indienne, mêle danse contemporaine et ancestrale pour son metteur en scène Aurélien Bory.

Bénéfices de la cendre ou la renaissance des âmes

Le plateau est sobre : des percussions sur le côté, jouées en live par Loic Schild, et une grande toile sombre en arrière-plan. Cette dernière – protagoniste de la pièce au même titre que Shantala – s’anime aux gestes de la danseuse. Un dialogue visuel et sonore s’instaure entre les deux protagonistes. Chaque vibration est doublée d’un son des percussions. La toile enveloppe la scène de son ombre et de sa forme mouvante. Parfois dominante mais souvent dominée, la danseuse compose avec ce personnage, symbole de la divinité. Ou peut-être est-ce cette femme, la déesse. Une sorte de Shiva avec ses multiples bras et ses positions articulées.

ash scala paris

Inspiré par l’art ancestral du « kuchipudi », la danse se rapproche d’une prière de louange

Le divin, vu comme créateur, destructeur. Pouvoir de vie et de mort.
La cendre, processus de la mort vers la vie – ou inversement.
L’ensevelissement par la cendre de la danseuse se repète. Par ce geste, elle se purifie, rappelant à l’infini le caractère éphémère de nos vies, de nos actions…du théâtre !

La virtuosité de la danseuse et de la toile en symbiose sur fond de percussions est un enchantement des sens !

A la Scala Paris jusqu’au 1er mars !