Diner de famille : une réunion familiale grinçante.

Pour ses 30 ans, Alexandre décide d’inviter ses parents, divorcés et quittés en mauvais termes, pour tenter de nouer des liens familials jusqu’alors inexistants. C’est donc par le biais de faux prétextes qu’Alexandre les réunit lors d’une soirée chez lui. Ainsi, il découvre son père, animateur de télévision célèbre, parisien et inscrit aux abonnés absents. Il se rapproche également de sa mère qui ne s’occupe plus de lui depuis qu’elle a eu trois autres enfants d’une autre union. Nous y découvrons tout au long de la pièce les différents parcours, les blessures et les interrogations de chacun, tout cela ponctué de notes d’humours et de passages loufoques.

Les membres du trio apparaissent avec des personnalités bien différents : Alexandre présente un humour « caustique », la mère un caractère bien trempé et le père semble plutôt discret. Ces différences amènent une répartie pimentée tout au long de la pièce avec ses trois comédiens plein d’énergie.

Cependant, malgré un synopsis plutôt burlesque, la pièce connaît quelques longueurs, qui sont néanmoins contrebalancées par des situations cocasses. Globalement, le début de la pièce nous laisse dubitatif car assez longue à s’installer. Alexandre n’est pas un personnage sympathique de prime abord, la mère semble trop exubérante et le père reste trop effacé. Quelque chose dérange le spectateur dans les relations déséquilibrées instaurées par les personnages.

En revanche, la pièce présente une fin abracadabrante, inattendue, très surprenante, qui contraste avec ce début mitigé. Sans révéler la chute, la fin est originale et nous laisse une très bonne impression. Les personnalités ne changent pas mais semblent mieux s’accommoder, permettant aux personnages de tisser des liens entre eux et avec le public qui rit avec les comédiens. L’échange avec le public n’en est que surprenant et reste remarquable.