Google lance « Project Link » en Afrique


C’est à la mode en ce moment, les grands acteurs internet américains deviennent à tour de rôle d’ardents promoteurs de la liberté d’expression et du développement nécessaire des pays du Sud. Bien évidemment, ces monts et merveilles passent par la généralisation d’internet à tous les peuples de la Terre sur les 5 continents.

7 milliards de clients potentiels

De biens belles considérations qui ne doivent pas masquer les énormes enjeux économiques en cours. Car si Google ou Facebook ont lancé ces divers projets visant à ce que tout le monde ait accès à internet, ce n’est bien entendu pas par altruisme, mais pour gagner encore davantage de clients et donc accroître leurs revenus. Même, s’il faut le concéder, les aspects positifs sont très nombreux pour les populations en question, dont en premier lieu la possibilité d’accéder à la plus grande masse d’informations jamais rassemblée.

L’Afrique : le futur eldorado des multinationales

Au centre des ambitions, l’Afrique a en effet un potentiel énorme à faire fructifier dans les décennies qui viennent. Sa population devrait passer à 2 milliards d’habitant d’ici à 2050 et des pays comme lz Zimbabwe ou l’Afrique du Sud ont des scores de croissance très élevés. Rien d’étonnant, à ce que les multinationales du monde entier s’y intéressent de près, dont Google.

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Kampala : une mégalopole en plein développement

La firme américaine vient en effet de lancer « Project Link ». Un projet spécialement destiné au continent africain et qui a pour but de fournir un réseau internet en propre. C’est à dire que c’est Google qui les finance lui-même et gère leur exploitation. La première pierre de cet édifice a été posée à Kampala, la capitale de l’Ouganda, avec un investissement de 14 millions de dollars visant à connecter les 3 millions d’habitants de la capitale à la fibre optique.

Un marché juteux

Pour l’élaboration de ce réseau, Google fait appel à de nombreux prestataires locaux mais mandate une entreprise extérieure spécialisée dans la fibre optique pour superviser les opérations. Au final, le réseau internet sera contrôlé à 100% par une filiale de Google, permettant à l’entreprise de se placer au premier plan à la fondation de l’exploitation.

Si Google fait pour l’instant appel à des équipementiers locaux, les entreprises américaines et européennes ne seront pas loin si le concept se généralise. Un marché énorme qui permettrait une croissance très importante pour le secteur des TIC. A voir dans les mois à venir si l’aventure ougandaise s’avèrera concluante.

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