LA PESTE C’EST CAMUS, MAIS LA GRIPPE EST-CE PAGNOL ?

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La morosité ambiante n’a qu’à bien se tenir, les Chiens de Navarre débarquent avec une performance inédite. Malgré le couvre-feu qui menace, ils sont au rendez-vous et ont plus d’un tour dans leur sac pour nous arracher un rire par derrière nos masques.

Sous le regard attentif de Jean-Christophe Meurisse, toute l’équipe des Chiens de Navarre est au complet sur le plateau du Théâtre des Bouffes du Nord. Après l’annulation d’un festival dédié à une rétrospective des spectacles de la compagnie, les membres de la troupe se saisissent de l’occasion pour revenir à leurs fondamentaux: l’improvisation.

Chaque soir, quinze comédien.ne.s à l’extravagante singularité nous reçoivent à la table pour lire une pièce qui n’a jamais été écrite.

“ Nous nous retrouvons une heure avant pour boire un coup et causer un peu comme on cause avant d’aller au spectacle. Mais on s’en dira le moins possible. Il n’y aura pas de mise en scène, pas de thématique. rapporte Jean-Christophe Meurisse.

D’entrée de jeu, un hypocondriaque, un astronaute et un misanthrope déboulent sur scène. Celle-ci regorge de pièces de costume et d’accessoires en tout genre, empruntés par les comédien.ne.s au fil de leurs élucubrations. A la manière des chaises musicales, chacun.e.s est libre de venir à la table esquisser un personnage ou du moins, participer à l’histoire loufoque qui se tisse sous leurs yeux.

Une fois n’est pas coutume, la liberté que les Chiens de Navarre prennent au plateau nous fait jubiler et leur regard mordant sur l’actualité ne nous laisse pas indifférent. Face au vertige de la page blanche, il en faut de l’audace!

Retrouvez-les jusqu’au 24 Octobre au Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 18ème.

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