Critique de Dragon Age Inquisition sur PS4


Développé par le célèbre studio Bioware, Dragon Age Inquisition est un Action RPG à monde semi-ouvert qui a la lourde tâche d’égaler le premier épisode de la saga Origins. En effet, le précédent opus Dragon Age II a été considéré par beaucoup comme un échec, à cause d’une omniprésence des combats et d’une structure en couloirs particulièrement oppressante. Voyons ce qu’il en est de celui-ci, sur PS4.

Graphisme next-gen et monde semi-ouvert

Dragon Age Inquisition change littéralement de cap : vous êtes lâché dans une map immense qui arbore des environnements très différents : prairies, villes et villages, plages, zones désertiques ou encore marais. L’univers de Dragon Age vient se plaquer sur ce monde immense, incarnant certainement le meilleur atout du jeu. A noter, que le titre de Bioware n’est pas à proprement parler un monde ouvert, car vous aurez des temps de chargement entre les différentes zones. Heureusement, ces dernières sont d’une taille plus que raisonnable.

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On peut sentir l’appui technique d’Electronic Arts (moteur Frosbyte 3) derrière les graphismes de ce Dragon Age, totalement à la hauteur de ce qu’on peut attendre d’un jeu sur console de nouvelle génération, en l’occurence la PS4. Hormis quelques défauts de texture et des animations parfois rigides, Dragon Age Inquisition peut se targuer d’être un beau jeu.

Un retour aux sources ?

Bioware avait promis de remettre l’aspect RPG au coeur du gameplay, tout en conservant une bonne dose d’action. Les combats occupent toujours une place de premier plan et on a le plaisir de retrouver la pause active, qui apporte un aspect stratégique indéniable ! Néanmoins, la diversité des sorts et attaques n’est pas vraiment au rendez-vous et on peut parfois se contenter d’appuyer sur une seule touche pendant toute la durée du combat… Ajoutez à cela, les petits bugs de vos acolytes qui ne sont pas dotés d’une grande intelligence.

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Car vos compagnons font partie de l’ADN de Dragon Age et des jeux de Bioware en général. Contrairement à un Mass Effect, ceux d’Inquisition s’avèrent malheureusement bien trop fades et dénués de charisme, hormis de trop rares exceptions. A noter également l’impossibilité de les personnaliser à sa guise, contrairement à son propre personnage. Sur ce point, Dragon Age Inquisition a fait de très gros efforts en proposant au début du jeu une interface de personnalisation, notamment faciale, vraiment très poussée. Pour rappel, Dragon Age Inquisition vous laisse le choix entre 4 classes : Humains, Elfes, Nains et Qunaris. Ainsi qu’entre trois archétypes : Guerrier, Mage ou Voleur. Un système de gain d’expérience est bien entendu présent, couplé à un arbre de compétences classique mais les caractéristiques (santé, force, etc.) sont attribuées automatiquement.

Personnalisation personnage dragon âge inquisition

Pour continuer sur l’aspect RPG, Inquisition laisse toujours une grande latitude au joueur à travers les dialogues à choix multiples, qui font véritablement évoluer le scénario. Le résultat est très agréable grâce à un vrai travail d’écriture et des doublages français assez réussis. Enfin, l’artisanat revient en force en se positionnant comme un élément indispensable au développement de votre personnage.

Un monde riche mais…

La durée de vie de Dragon Age Inquisition est simplement ahurissante grâce à une campagne solo très fournie. Il est temps de faire un petit point sur le scénario. Le monde de Thedas est soumis à de nombreux conflits internes entre factions, alors même que le Voile est déchiré par d’étranges failles d’où s’échappent de terribles démons. Votre héros s’avère être le seul être capable de refermer les failles, et regroupe de nombreux autres personnages sous la bannière de l’Inquisition, chargée d’éradiquer la menace. Concrètement, cela se traduit bien sûr par toutes les missions de la campagne principale mais aussi par un volet gestion de votre mouvement. Ainsi, lors de conseils vous devrez prendre de nombreuses décisions pour faire progresser votre cause.

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dragon age inquisition

Vous aurez donc à naviguer entre l’impératif de combattre les démons et les différentes intrigues politiques. Si cette partie est particulièrement haletante, les missions secondaires représentent tout ce que les Actions RPG ont de détestable. Dénuées d’intérêt, peu scénarisées, elles auront vite fait de vous lasser. Autre point négatif de ce monde semi-ouvert : l’absence de cycle jour/nuit. C’est à dire que vous trouverez des zones où il fera toujours un temps radieux tandis que d’autres seront plongées 24h/24 dans la pénombre.

Dans cette période de disette pour les RPG, en attendant la sortie de The Witcher 3, Dragon Age Inquisition s’impose comme un très bon jeu dans la lignée d’un Skyrim : monde vaste et riche, personnalisation de vos personnage, scénario haletant et un aspect de gestion très sympathique. Même s’il amène quelques déceptions, dont un mode multijoueurs tellement inutile qu’il n’est pas la peine de vous le détailler, cela n’enlève rien à une expérience de jeu globalement très satisfaisante.

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