Tutoriel sur la mesure d’exposition en photo

Tutoriel sur la mesure d’exposition en photo


Il s’agit de la notion la plus importante en photographie. En effet, pour qu’une image se forme sur le capteur (ou pellicule), il faut «exposer» celui-ci à la lumière. De la quantité de lumière capturée par le capteur dépend directement le niveau «d’exposition» de la photo. Lorsque la «juste» quantité de lumière atteint le capteur, on dit que la photo est «correctement exposée» et celle-ci est généralement admise comme correcte. Par «correcte» on entend que la luminosité des tons clés est satisfaisante. Si trop peu de lumière est capturée, la photo est sombre, on dit qu’elle est «sous-exposée». On ne distingue alors que très peu les détails dans les tons foncés, voire les ombres sont «bouchées», c’est-à-dire sans aucun détail visible ou récupérable. A moins qu’il s’agisse d’un effet volontaire destiné à créer une image «originale» ou «créative», la photo est généralement considérée comme «mauvaise». Inversement, lorsqu’un excès de lumière atteint le capteur, la photo est pâle, voire trop claire et celle-ci est dite «sur-exposée».

L’exposition dite «juste» est aussi une question de préférence. Certains photographes aiment par exemple les couleurs saturées que l’on retrouve généralement avec une légère sous-exposition (ciel bleu par exemple). Au contraire, d’autres apprécieraient davantage la même image avec des tons plus clairs. En photographie créative par exemple, on réalise des images basées volontairement sur la sous-exposition (low-key) ou la surexposition (high-key). Le sujet et la mise en scène sont alors très importants dans ce genre de photographie si on ne veut pas que le résultat soit considéré comme une photo «ratée».

Ce qu’il faut retenir, c’est que pour former une image dite «correctement exposée», et par «correcte» j’entends que la majorité des spectateurs jugeraient la photo «juste» d’un point de vue luminosité, il faut capturer une quantité bien précise de lumière. Pour cela, il est nécessaire de mesurer la quantité de lumière présente, pour en laisser entrer juste ce qu’il faut dans le boitier jusqu’au capteur.

Ouverture du diaphragme

Par «ouverture» il faut comprendre le «trou» situé à l’intérieur de l’objectif, et qui, à l’aide du diaphragme, s’ouvre et se ferme plus ou moins pour laisser entrer la lumière dans le boitier. Bien évidemment, plus l’ouverture est grande (petit chiffre : f/ 1.4, f/2, f/2.8) et plus la lumière rentre rapidement dans l’objectif. Inversement, plus on ferme (grand chiffre : f/11, f/16, f/22) et moins la lumière pénètre rapidement. Si on compare ce fonctionnement au remplissage d’un verre d’eau, on comprend bien que plus on ouvre le robinet et plus vite le verre se remplit.

L’ouverture est le premier paramètre qui permet de contrôler la quantité de lumière qui entre dans le boitier pour venir frapper le capteur. Chaque fois qu’on passe d’une valeur à une autre, on double la quantité de lumière qui entre dans le boitier.

Mesure d'exposition photo

Temps de pose / vitesse d’exposition 

Le temps de pose, aussi appelé «durée d’exposition» ou tout simplement «vitesse», représente la durée pendant laquelle la lumière pénètre dans le boitier. On comprend facilement que plus le temps de pose est long, et plus la quantité de lumière qui atteint le capteur est importante, et donc l’exposition aussi. Si on reprend l’exemple du verre d’eau, le temps de pose est le temps pendant lequel on laisse le robinet ouvert. Plus il est long et plus le verre d’eau se remplit.

Le temps de pose est le deuxième paramètre qui permet de contrôler la quantité de lumière entrant dans le boitier en vue d’exposer le capteur. Chaque fois qu’on passe d’une valeur à une autre, on double la quantité de lumière qui entre dans le boitier.

Application des paramètres d’exposition

Pour en revenir à la notion d’exposition vue précédemment, nous savons maintenant comment maîtriser la quantité de lumière qui nous donnera une photo «correctement exposée». Il suffit de jouer sur les deux paramètres, ouverture et temps de pose, pour définir la juste quantité de lumière dont nous avons besoin afin de retranscrire la scène photographiée sur le capteur ou pellicule.

Les deux paramètres que sont l’ouverture et la vitesse peuvent se compenser l’un l’autre tout en conservant le même niveau d’exposition. Par exemple, si les valeurs données par le boitier pour une exposition «correcte» sont f/5.6 et 1/200s, j’obtiendrai le même niveau d’exposition avec f/8.0 et 1/100s. En effet, en passant de f/5.6 à f/8.0 je diminue mon ouverture, ce qui laisse entrer deux fois moins de lumière. Afin de compenser cette perte de lumière, je dois exposer 2 fois plus longtemps, donc je passe de 1/200s à 1/100s. Il existe ainsi, pour un même niveau d’exposition, tout un ensemble de couple «ouverture/vitesse».

Sensibilité ISO

La sensibilité ISO, souvent appelée simplement «ISO», représente la sensibilité du film (en argentique) ou capteur (en numérique) à la lumière. Plus la sensibilité est importante et plus la quantité de lumière nécessaire pour exposer correctement est faible. La sensibilité ISO est le troisième et dernier paramètre qui contrôle l’exposition.

Chaque fois qu’on passe d’une valeur à une autre, on divise par 2 la quantité de lumière nécessaire pour une exposition correcte. 25, 50, 64, 100, 200, 400, 800, 1 600, 3 200, 6 400, 12 800, 25 600, etc.

Sur de nombreux boitiers réflex d’aujourd’hui, la sensibilité «normale» du capteur, autrement dit la valeur pour laquelle la réponse du capteur à la lumière est égale à la quantité de lumière reçue, est 100 ISO. Vous avez désormais des clefs concernant la mesure d’exposition.

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